Invité
par l'association Orca, il est champion du monde de photographie sous-marine
Comment devient-on
champion du monde de photographie sous-marine ?
Il existe une fédération française et internationale
d'étude et de sport sous-marin. On commence au niveau local, régional,
national et puis international. J'ai été deux fois champion
du monde: une fois par équipe en 1990 et en individuel en 1994.
Comment se passe
une compétition ?
Il y a deux jours de plongée avec cinq heures sous l'eau. Tous
les concurrents passent par les mêmes sites et travaillent sur les
mêmes thèmes. On est jugé sur six images.
Arrivez-vous encore
à plonger sans appareil ?
Non car c'est ce jour-là que va apparaître un sujet exceptionnel
que l'on regrettera toujours de ne pas avoir fait.
Qu'est ce que cela
peut-il être ?
Une attitude d'un poisson. Par exemple, ici en Méditerranée
un loup.
Justement à
propos de la Méditerranée, vous avez plongé en baie
de Cannes. Qu'en pensez-vous ?
Ce n'est pas la plus jolie mais elle est riche en faune. On voit qu'elle
a beaucoup souffert du coup de chaleur d'il y a deux-trois ans.
Quels sont vos lieux
préférés de plongée ?
Chaque mer, chaque océan possède ses caractéristiques,
ses couleurs, ses fonds. La mer Rouge, les Philippines, l'Indonésie
sont plus riches en poissons. la Méditerranée est plus difficile
à approcher donc plus passionnante.
Quels animaux rêvez-vous
de photographier ?
Un requin-baleine, des otaries ou des phoques.
Quelles sont vos
photos préférées ?
Une réflexion de ma fille sur une surface de piscine; un mérou;
un banc de barracudas en Malaisie et un banc de poissons au Sénégal.
Pourquoi avez-vous
arrêté la compétition depuis ?
J'ai eu des problèmes avec la fédération quand
je suis passé professionnel.
Propos recueillis
par Jean-Michel POUPART.
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